Le Sud et la Basilicate : les chiffres de l'entrepreneuriat féminin
L'entrepreneuriat féminin représente une composante structurelle du système productif italien, avec plus de 1,3 million d'entreprises dirigées par des femmes, soit 22,2% du total national. Cependant, la distribution territoriale met en évidence un fort clivage géographique : le phénomène est significativement plus répandu dans le Mezzogiorno, où la participation féminine à l'activité entrepreneuriale remplit souvent aussi une fonction de réponse à la moindre occupation salariée.
Dans ce contexte, la Basilicate se distingue comme l'un des territoires présentant la plus forte incidence d'entreprises féminines en Italie. Selon les données les plus récentes (2024), les entreprises dirigées par des femmes représentent 26,5% du total régional, une valeur nettement supérieure à la fois à la moyenne nationale (22,2%) et à la moyenne du Sud (environ 23,7%). Ce chiffre place la région au sommet du classement national, juste derrière le Molise.
D'un point de vue structurel, quelques caractéristiques distinctives émergent. Les entreprises féminines de Basilicate sont principalement des micro-entreprises et des entreprises individuelles (environ 74% du total), avec une forte concentration dans les secteurs traditionnels, notamment l'agriculture, le commerce et les services. Cependant, des signes de transformation sont observés, avec une croissance — certes limitée — également dans des domaines plus innovants tels que les activités professionnelles et technico-scientifiques.
Un autre élément notable concerne la dynamique de l'emploi : dans le Mezzogiorno, les entreprises féminines affichent une plus grande propension à embaucher par rapport à la moyenne nationale (27% contre 22,5%), mettant en évidence un rôle potentiellement anticyclique et inclusif sur le marché du travail.
Dans l'ensemble, la comparaison entre la Basilicate, le Sud et l'Italie fait apparaître un double scénario : d'un côté, une plus grande diffusion de l'entrepreneuriat féminin dans le Mezzogiorno et en Basilicate en particulier ; de l'autre, la persistance de difficultés structurelles, liées à la taille réduite des entreprises et à leur concentration dans des secteurs à faible valeur ajoutée. Cet écart qualitatif représente aujourd'hui l'un des principaux défis pour la consolidation et la croissance de l'entrepreneuriat féminin sur le territoire.
Dans ce contexte, la Basilicate se distingue comme l'un des territoires présentant la plus forte incidence d'entreprises féminines en Italie. Selon les données les plus récentes (2024), les entreprises dirigées par des femmes représentent 26,5% du total régional, une valeur nettement supérieure à la fois à la moyenne nationale (22,2%) et à la moyenne du Sud (environ 23,7%). Ce chiffre place la région au sommet du classement national, juste derrière le Molise.
D'un point de vue structurel, quelques caractéristiques distinctives émergent. Les entreprises féminines de Basilicate sont principalement des micro-entreprises et des entreprises individuelles (environ 74% du total), avec une forte concentration dans les secteurs traditionnels, notamment l'agriculture, le commerce et les services. Cependant, des signes de transformation sont observés, avec une croissance — certes limitée — également dans des domaines plus innovants tels que les activités professionnelles et technico-scientifiques.
Un autre élément notable concerne la dynamique de l'emploi : dans le Mezzogiorno, les entreprises féminines affichent une plus grande propension à embaucher par rapport à la moyenne nationale (27% contre 22,5%), mettant en évidence un rôle potentiellement anticyclique et inclusif sur le marché du travail.
Dans l'ensemble, la comparaison entre la Basilicate, le Sud et l'Italie fait apparaître un double scénario : d'un côté, une plus grande diffusion de l'entrepreneuriat féminin dans le Mezzogiorno et en Basilicate en particulier ; de l'autre, la persistance de difficultés structurelles, liées à la taille réduite des entreprises et à leur concentration dans des secteurs à faible valeur ajoutée. Cet écart qualitatif représente aujourd'hui l'un des principaux défis pour la consolidation et la croissance de l'entrepreneuriat féminin sur le territoire.
Retourner dans un village rural pour créer une entreprise : avantages et inconvénients
Choisir de créer une entreprise dans un petit bourg comme Pescopagano, c'est s'engager dans un parcours qui allie opportunités concrètes et difficultés structurelles. Il ne s'agit pas seulement d'un choix économique, mais aussi culturel et personnel, qui exige une conscience du contexte et une capacité d'adaptation.
I Vantaggi: spazio, identità e incentivi per chi torna
Fare impresa in un borgo rurale consente di ridurre significativamente i costi: affitti più bassi, minori spese di gestione e maggiore accesso a spazi produttivi. Questo rende più sostenibile l’avvio di attività artigianali e creative, come la produzione di prodotti fatti a mano.
A ciò si aggiungono incentivi pubblici come Resto al Sud, che supportano nuove imprese nel Mezzogiorno con finanziamenti agevolati.
Un elemento sempre più rilevante è il valore del territorio come identità di brand. L’artigianato locale, lo storytelling e l’autenticità diventano leve fondamentali, soprattutto per chi lavora nel design indipendente e nella produzione sostenibile.
A ciò si aggiungono incentivi pubblici come Resto al Sud, che supportano nuove imprese nel Mezzogiorno con finanziamenti agevolati.
Un elemento sempre più rilevante è il valore del territorio come identità di brand. L’artigianato locale, lo storytelling e l’autenticità diventano leve fondamentali, soprattutto per chi lavora nel design indipendente e nella produzione sostenibile.
I limiti: poca clientela, distanze e necessità di vendere online
Il principale limite è la ridotta dimensione del mercato locale. In un piccolo borgo, la clientela non è sufficiente a sostenere molte attività, rendendo necessario rivolgersi a mercati esterni.
A questo si aggiungono distanze, logistica e digital divide, che complicano distribuzione, approvvigionamento e crescita.
Per questo motivo, oggi fare impresa nei borghi richiede quasi sempre una strategia digitale: vendere online prodotti come occhiali artigianali, design indipendente e manufatti locali diventa una condizione necessaria, non opzionale.
A questo si aggiungono distanze, logistica e digital divide, che complicano distribuzione, approvvigionamento e crescita.
Per questo motivo, oggi fare impresa nei borghi richiede quasi sempre una strategia digitale: vendere online prodotti come occhiali artigianali, design indipendente e manufatti locali diventa una condizione necessaria, non opzionale.
Entreprendre entre racines et stratégie : le cas ALAMASTR
Dans le contexte de l'entrepreneuriat féminin en Basilicate, l'expérience d'ALAMASTR représente un exemple concret de la façon dont le retour dans un village comme Pescopagano peut se transformer en un parcours aussi significatif que complexe. Le choix de revenir et d'investir dans un projet artisanal lié au territoire naît d'une vision précise : unir identité, durabilité et production sur mesure. Cependant, la réalité opérationnelle a imposé une confrontation directe avec les limites structurelles déjà mises en évidence.
Entre retour et réalité : un an de confrontation avec le territoire
Le retour à Pescopagano a représenté un moment de reconnexion avec ses propres racines et avec une idée d'entreprise plus authentique et consciente. Travailler dans un contexte rural a permis de développer le projet avec une plus grande liberté créative et des coûts plus réduits.
En même temps, cependant, la principale difficulté est apparue clairement : le manque d'une clientèle suffisante pour soutenir l'activité à court terme. Dans un marché local restreint, ouvrir une boutique physique dès le début aurait comporté un risque excessif, rendant évidente la nécessité de repenser la stratégie.
En même temps, cependant, la principale difficulté est apparue clairement : le manque d'une clientèle suffisante pour soutenir l'activité à court terme. Dans un marché local restreint, ouvrir une boutique physique dès le début aurait comporté un risque excessif, rendant évidente la nécessité de repenser la stratégie.
Au-delà du village : construire un marché hybride et numérique
Pour rendre le projet durable, il a été nécessaire de dépasser les frontières locales et de construire un modèle plus large. En ce sens, le lien avec Naples représente une ressource fondamentale.
Naples offre un bassin d'utilisateurs plus large, une plus grande sensibilité envers le produit artisanal et des opportunités commerciales qu'un petit village ne peut garantir. L'idée n'est pas d'abandonner le territoire d'origine, mais de compléter l'ancrage local par une présence sur un marché urbain plus dynamique, en créant un équilibre entre identité et durabilité économique.
Aux côtés de la dimension physique, la nécessité de développer une présence en ligne s'impose avec force. Pour une marque comme ALAMASTR, le numérique n'est pas seulement un canal supplémentaire, mais un levier stratégique pour surmonter les limites géographiques.
Un site internet et une communication ciblée permettent d'atteindre un public plus large, en valorisant l'unicité du produit et son histoire. Dans ce modèle, Pescopagano devient le lieu de production et d'identité, tandis que le marché s'étend bien au-delà des frontières locales, jusqu'à inclure des clients nationaux et internationaux.
Naples offre un bassin d'utilisateurs plus large, une plus grande sensibilité envers le produit artisanal et des opportunités commerciales qu'un petit village ne peut garantir. L'idée n'est pas d'abandonner le territoire d'origine, mais de compléter l'ancrage local par une présence sur un marché urbain plus dynamique, en créant un équilibre entre identité et durabilité économique.
Aux côtés de la dimension physique, la nécessité de développer une présence en ligne s'impose avec force. Pour une marque comme ALAMASTR, le numérique n'est pas seulement un canal supplémentaire, mais un levier stratégique pour surmonter les limites géographiques.
Un site internet et une communication ciblée permettent d'atteindre un public plus large, en valorisant l'unicité du produit et son histoire. Dans ce modèle, Pescopagano devient le lieu de production et d'identité, tandis que le marché s'étend bien au-delà des frontières locales, jusqu'à inclure des clients nationaux et internationaux.
Du local au mondial : lunettes en bois et présence en ligne
Aux côtés de la présence physique, le numérique est un levier stratégique fondamental.
Grâce au site web, ALAMASTR peut atteindre des clients intéressés par :
des lunettes artisanales en bois
des lunettes faites à la main
des lunettes durables et personnalisées
Dans ce modèle, Pescopagano reste le cœur productif, tandis que le marché s'étend au niveau national et international.
Grâce au site web, ALAMASTR peut atteindre des clients intéressés par :
des lunettes artisanales en bois
des lunettes faites à la main
des lunettes durables et personnalisées
Dans ce modèle, Pescopagano reste le cœur productif, tandis que le marché s'étend au niveau national et international.
Entrepreneuriat féminin et innovation : le rôle du Pesco Innovation Hub
Transformer les bourgs du Sud en lieux véritablement propices à l'entrepreneuriat féminin requiert bien plus que la seule initiative individuelle. Des expériences comme celle de Pescopagano montrent que le talent, la vision et le courage ne suffisent pas s'ils ne sont pas accompagnés d'un écosystème capable de soutenir et de faire grandir les idées. C'est ici qu'intervient le rôle de réalités comme Pesco Innovation Hub.
Pour qu'un bourg puisse devenir fertile pour l'entreprise féminine, il faut avant tout des politiques publiques plus ciblées et continues : des incitations économiques, oui, mais aussi des investissements dans les infrastructures numériques, la mobilité et les services essentiels. Sans une connexion stable et sans accès facilité à la formation et au conseil, même les meilleures idées risquent de rester isolées.
Aux côtés des institutions, il est fondamental de construire des réseaux de soutien locaux et supralocaux. L'entrepreneuriat dans les petits centres ne peut pas être un parcours solitaire : il faut des connexions, des échanges de compétences, de la collaboration. En ce sens, les hubs d'innovation peuvent devenir de véritables catalyseurs, capables de mettre en relation ceux qui restent, ceux qui reviennent et ceux qui voudraient investir.
Pesco Innovation Hub s'inscrit précisément dans cette direction : un espace — physique et culturel — dans lequel expérimenter, partager et construire de nouvelles possibilités. Pas seulement du coworking ou de la formation, mais une communauté active, capable de générer des opportunités concrètes à travers le mentorat, la contamination entre secteurs et l'ouverture vers des marchés plus larges.
Le défi, aujourd'hui, est de passer d'expériences individuelles à un modèle collectif. Rendre les bourgs des lieux où entreprendre ne soit pas une exception courageuse, mais un choix durable. Cela signifie investir dans les personnes, mais aussi créer des conditions structurelles qui permettent aux entreprises, surtout celles dirigées par des femmes, de croître sans devoir nécessairement abandonner le territoire.
L'invitation est donc concrète : se mettre en réseau, participer, contribuer. Qu'il s'agisse de lancer un projet, de partager des compétences ou simplement de s'approcher d'une réalité comme Pesco Innovation Hub, le changement part d'une communauté qui s'active. Car innover depuis les marges n'est pas seulement possible — c'est, de plus en plus, nécessaire.
Pour qu'un bourg puisse devenir fertile pour l'entreprise féminine, il faut avant tout des politiques publiques plus ciblées et continues : des incitations économiques, oui, mais aussi des investissements dans les infrastructures numériques, la mobilité et les services essentiels. Sans une connexion stable et sans accès facilité à la formation et au conseil, même les meilleures idées risquent de rester isolées.
Aux côtés des institutions, il est fondamental de construire des réseaux de soutien locaux et supralocaux. L'entrepreneuriat dans les petits centres ne peut pas être un parcours solitaire : il faut des connexions, des échanges de compétences, de la collaboration. En ce sens, les hubs d'innovation peuvent devenir de véritables catalyseurs, capables de mettre en relation ceux qui restent, ceux qui reviennent et ceux qui voudraient investir.
Pesco Innovation Hub s'inscrit précisément dans cette direction : un espace — physique et culturel — dans lequel expérimenter, partager et construire de nouvelles possibilités. Pas seulement du coworking ou de la formation, mais une communauté active, capable de générer des opportunités concrètes à travers le mentorat, la contamination entre secteurs et l'ouverture vers des marchés plus larges.
Le défi, aujourd'hui, est de passer d'expériences individuelles à un modèle collectif. Rendre les bourgs des lieux où entreprendre ne soit pas une exception courageuse, mais un choix durable. Cela signifie investir dans les personnes, mais aussi créer des conditions structurelles qui permettent aux entreprises, surtout celles dirigées par des femmes, de croître sans devoir nécessairement abandonner le territoire.
L'invitation est donc concrète : se mettre en réseau, participer, contribuer. Qu'il s'agisse de lancer un projet, de partager des compétences ou simplement de s'approcher d'une réalité comme Pesco Innovation Hub, le changement part d'une communauté qui s'active. Car innover depuis les marges n'est pas seulement possible — c'est, de plus en plus, nécessaire.